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Le Test du Vendeur : sauriez-vous repérer un faux acheteur ?

Alerte Senior

Vous publiez une annonce sur Vinted, Leboncoin ou Facebook Marketplace. Une heure plus tard, un acheteur accepte votre prix sans négocier. Il est aimable, pressé, et il vous propose un moyen de payer « plus simple » en dehors du site. À ce moment précis, rien ne ressemble à une arnaque. C’est justement ce qui la rend efficace.

Les quatre méthodes qui visent les vendeurs aujourd’hui

Elles n’ont pas le même décor, mais elles vous demandent toutes la même chose : un geste que vous seul pouvez faire.

1. Le faux virement qui n’arrive jamais

L’acheteur annonce qu’il a payé, puis qu’il s’est trompé de montant. Il vous envoie un lien pour « débloquer » ou « corriger » le virement, parfois aux couleurs d’un service de paiement instantané. Dans la version longue, il vous demande de lui rendre le trop-versé en cartes prépayées achetées au bureau de tabac, un ticket après l’autre.

Ce qui cloche : aucune banque et aucun service de paiement n’envoie de lien pour récupérer un virement mal exécuté, et aucun n’accepte d’être remboursé en cartes prépayées. Encaisser de l’argent est passif : ça n’a jamais demandé de cliquer. Pour savoir ce que vous avez vraiment reçu, ouvrez votre propre application bancaire — pas le message de l’acheteur. Détail dans notre article sur le faux SMS Wero.

2. Les frais à payer pour être payé

Un mail arrive, au nom d’un service de paiement connu. Il annonce que l’argent de votre vente est « en attente » et qu’une somme modeste débloquera le versement. Logo conforme, mise en page conforme, français impeccable.

Ce qui cloche : personne ne fait payer pour vous verser de l’argent. Ni un service de paiement, ni votre banque, ni la plateforme. Le vieux conseil « repérez les fautes d’orthographe » ne sert plus à rien : ces messages n’en ont plus. Ce n’est donc plus au message qu’on juge, mais à la demande qu’il contient. Voir l’arnaque aux faux frais PayPal sur Vinted.

3. La pièce d’identité « pour sécuriser la transaction »

L’acheteur se dit prudent et réclame une photo de votre carte d’identité avant de payer. La demande paraît raisonnable, presque rassurante.

Ce qui cloche : aucun acheteur n’a à voir votre pièce d’identité, et aucune plateforme ne l’exige entre particuliers. Une copie qui part chez un inconnu ne revient jamais : elle peut servir des mois plus tard à ouvrir un crédit ou une ligne téléphonique à votre nom, sans aucun lien visible avec la vente. Cybermalveillance.gouv.fr consacre une fiche entière à l’usurpation d’identité. Notre article détaille pourquoi ne jamais envoyer sa pièce d’identité lors d’une vente.

4. La photo truquée au moment du litige

Celle-là est récente, et elle change la nature de la preuve. Vous expédiez un objet en parfait état. Quelques jours plus tard, l’acheteur ouvre un litige et transmet une photo qui montre l’objet abîmé. Sauf que cette photo n’a jamais été prise : elle a été fabriquée à partir de la vôtre, par un outil capable d’ajouter en quelques secondes des déchirures, des taches ou des plis.

Ce qui cloche : les dégâts sur l’objet et ceux sur l’emballage ne correspondent pas entre eux — signe d’une image recomposée plutôt que photographiée. Mais vous n’aurez pas à le démontrer si vous arrivez avec vos propres images. Avant de fermer le colis : l’objet sous plusieurs angles, puis l’emballage fermé avec son étiquette. Ces photos datées sont ce qui parlera pour vous.

Le point commun des quatre : on vous fait sortir du circuit

Regardez-les ensemble. Dans les trois premières, l’arnaque ne se conclut qu’au moment où vous quittez le système intégré de la plateforme : en cliquant sur un lien reçu par SMS, en payant en dehors de l’application, en envoyant un document qu’aucune règle n’exige. La quatrième passe bien par le litige officiel, mais elle ne réussit que si vous y arrivez les mains vides.

Dans les quatre cas, votre protection se trouve donc au même endroit : dans le circuit de la plateforme, et nulle part ailleurs. C’est le seul endroit où elle voit ce qui s’est dit, et donc le seul endroit où elle peut vous défendre. Un acheteur honnête n’a aucune raison de vouloir en sortir.

Les cinq réflexes du vendeur, dans l’ordre

  1. Tout reste sur le site. Du premier message au paiement. Si on vous propose de continuer par SMS ou par WhatsApp, vous répondez non, et vous le dites simplement.
  2. Aucun lien pour encaisser. Recevoir de l’argent ne demande ni clic, ni code, ni numéro de carte. Seule votre application bancaire, ouverte par vous, montre votre vrai solde.
  3. Aucun frais pour être payé. Un message qui réclame de l’argent pour vous en verser est faux, sans exception, quel que soit le logo.
  4. Aucun document personnel. Pas de carte d’identité, pas de RIB envoyé en photo, pas de justificatif de domicile. Un acheteur n’en a pas besoin.
  5. Des photos avant l’envoi. L’objet, puis le colis fermé avec son étiquette. Trente secondes qui valent une preuve le jour du litige.

Questions fréquentes

Le test est-il vraiment gratuit ?

Oui, entièrement, et sans conditions. Vous obtenez votre score et vos réflexes prioritaires à l’écran, immédiatement. L’adresse e-mail sert à vous envoyer le détail et nos alertes ; vous pouvez vous désinscrire en un clic.

Faut-il s’y connaître en informatique ?

Non. Les huit situations sont des messages tels qu’ils arrivent, et les bonnes réponses sont des gestes, pas des réglages techniques. Si vous savez publier une annonce, vous savez faire ce test.

Je vends très peu. Est-ce que ça me concerne ?

C’est même là que le risque est le plus élevé. Ces méthodes ne visent pas les professionnels aguerris mais les vendeurs occasionnels, qui n’ont pas encore vu la demande une première fois. Une annonce suffit pour recevoir le message.

Et si c’est déjà arrivé ?

Vous n’avez été ni naïf, ni imprudent : ces demandes sont construites pour paraître normales au moment où elles arrivent. Appelez votre banque pour faire opposition, signalez le profil sur la plateforme, et déposez plainte. Notre article explique comment porter plainte en ligne pour une escroquerie sur internet.

Besoin d’aide tout de suite ?

Cybermalveillance.gouv.fr pour être orienté gratuitement · 17 Cyber, disponible en permanence · Info Escroqueries : 0 805 805 817, gratuit depuis un fixe comme depuis un mobile, du lundi au vendredi de 9 h à 18 h 30. Oui, on vous envoie d’abord vers l’aide publique et gratuite.

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